Japan
BURONSON / Kentaro MIURA
Glénat
One shot
Résumé :
Eté 1992. Katsuji YASHIMA, colosse aux muscles saillants et yakuza très puissant, se rend à Barcelone pour tenter de conquérir le cœur de la farouche et sensible journaliste Yuka KATSURAGI.
Un étrange séisme projette Katsuji, son lieutenant, Yuka et quatre étudiants japonais dans une caverne remplie de squelettes de soldats carthaginois. Une vielle femme leur révèle alors que le Japon
est voué à disparaître dans un avenir proche.
Katsuji et ses compatriotes sont alors projetés dans le temps et se retrouvent aux alentours de 2035 dans un monde post-apocalyptique.
Ils vont devoir apprendre à lutter pour survivre dans une Europe futuriste et ravagée, qui voue une haine viscérale aux les Japonais. Accusés d’être responsables d’avoir poussé le monde vers sa
déchéance par leur expansionnisme, ultralibéralisme et arrogance.
Mais Katsuji a bien envie d’en découdre…
Avis :
Kentaro MIURA, le dessinateur du très violent
Berserk, nous livre ici un One shot de qualité.
Comme dans toutes ses œuvres, son talent s’exprime surtout dans l’action. Les expressions de fureur ou de folie sont dessinées avec une force qui jaillit des pages. Dans les scènes de combat, la
vitesse des attaques, la force des coups portés et la douleur sont exprimées avec génie par la plume de
MIURA.
Côté scénario,
Japan pourra en gêner certains. L’exacerbation de valeurs nationalistes (voir ultra-nationalistes) peut être plus ou moins bien perçue selon la sensibilité de chacun. Katsuji
et ses amis sont plongés dans un monde qui n’accuse que le Japon des conséquences d’une sur-exploitation des ressources naturelles. Ce biais un peu douteux permet à
BURONSON de justifier
la gloire de l’esprit Japonais contre des « gaijins » (étrangers) qui accusent à tort l’empire du soleil levant.
Ce One shot n’en est pas moins très bien construit narrativement et l’on pourra regretter qu’il n’ait pas donné suite à d’autres volumes.