Silver Surfer Requiem


Silver Surfer Requiem
J.Michael STRACZYNSKI / Esad RIBIC
Marvel Graphic Novels
Prix 17 €


 





Résumé :

Le Surfeur d’Argent (ou Silver Surfer pour les plus jeunes. Uniquement habitués aux anglicismes. Mais ou va donc la belle langue de Molière ? Euhhh, je m’égare là).
Donc, le surfeur d’argent, après avoir traversé le cosmos dans tous les sens sur sa belle planche chromée, décide de revenir sur terre.

Mais quand une entité cosmique dotée de pouvoirs, de responsabilités et de perceptions qui dépassent notre entendement vient nous voir, ce n’est pas juste pour un petit salut amical !
Norrin Radd (alias le surfeur) se dirige tel un bolide jusqu’au Four Freedom Plaza et demande l’assistance du Dr Richards (Mr Fantastic pour les intimes).

Mais que peut-il vouloir qui requiert l’assistance d’un des plus brillants cerveaux de notre terre et qui plonge Jane (la femme invisible) dans un mutisme et une détresse si profonde ?

Le surfeur se meurt. Le revêtement argenté qui recouvre sa peau et l’a jusqu’alors protégé des rigueurs du vide sidéral, des radiations solaires mortelles et lui a prodigué une force et des sens hors du commun, se détériore.

Le verdict de Richards est sans appel : la mort par asphyxie dans un mois tout au plus. Une mort inévitable car même Mr Fantastic ne peut comprendre la technologie qui anime cette combinaison créée par Galactus lui-même (alias le Dévoreur de mondes. Ça vous donne une petite idée du personnage).

Norrin Radd est condamné.

Il va puiser dans ses dernières forces pour essayer de retourner sur sa planète natale : Zenn-La. Il voudrait tant revoir une dernière fois la peau laiteuse et le regard d’ébène de la douce et envoûtante Shalla-Bal avant de disparaître dans le néant.



Avis :

Les dessins de RIBIC sont un émerveillement pour les yeux, comme dans chacune de ses mini-séries (lire aussi Loki).
Ses illustrations nous font voyager dans un monde presque réel. Chez RIBIC, les costumes des super-héros ont des plis, les rides et les cernes sont apparents.
Mais le plus impressionnant c’est le réalisme de la peau. La teinte est si ressemblante et les veines qui ondulent sous l’épiderme si vivantes que le résultat est parfois proche d’une photo.

Le scénario est par contre un peu trop classique, voir même un peu bancal par moments : le surfeur se meurt et tout le monde pleure. J’exagère un peu mais c’est tout de même l’impression que l’on peut avoir. Certaines émotions font un peu « surjouées ».

De plus, certaines parties de l’histoire ont un intérêt très relatif : le surfeur arrive sur terre, apprend sa mort imminente, part pour Zenn-La et là, décide d’aider deux peuples à régler un conflit multimillénaire en détruisant leurs flottes de vaisseaux de guerre et leurs idoles. Tout le monde est content et notre ami argenté reprend sa route. C’est un chouia manichéen surtout après le passage où Spider-man lui montre que l’on ne peut résoudre tous les malheurs du monde avec des solutions simplistes !

Mais les dessins de mon chouchou de RIBIC rattrapent tout (oui, oui, je dois être trop fan de son style, mais quand même).





   

 





 
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